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Si vous êtes abonnés au podcast de JD Beauvallet sur les Inrocks, gardez précieusement le numéro 104. Le mag s'est fait taper sur les doigts par Animal Collective pour y avoir mis un morceau de leur prochain album.
- Un invité : MelodiumToday
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Laurent Girard est Melodium, 13 albums au compteur depuis 2001 dont deux cette année : My Mind is Falling to Pieces et Cerebro Spin. Il est installé à Angers, ou pas loin. Il est ingénieur en travaux publics.
Sa musique est une histoire de fixettes provisoires et d'apprentissage par l'erreur. De disque en disque, la formule prend forme, se dresse de moins en moins timidement et se hisse par moment à la hauteur des maîtres ès nappes planantes bidouillées avec les jouets du gamin ; Boards of Canada en ligne de mire… Il y a donc des aplats électroniques plus ou moins colorés, puis des guitares pincées, une voix, mais surtout une agréable envie d'avancer à son rythme et de se remettre régulièrement en cause.
Je n'ai pas besoin ni envie d'en savoir plus sur l'auteur de ces boucles renfrognées. J'aime à m'imaginer que Melodium se construit comme un train électrique dans un garage : que tout a commencé avec des rails tout branlants, et puis petit à petit, avec les années, de la patience et de l'énervement à dose inégale, que tout s'est mis en place. Des trains à plusieurs wagons ont commencé à passer sous des tunnels, des personnages sont apparus au bord des voies…
Aujourd'hui, le hobby de Laurent Girard a trouvé des auditeurs un peu partout dans le monde et se pose en champion dan
- Andrew Bird seul dans le noirYesterday
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Ça n'a rien à voir avec une quelconque actualité, c'est un peu vieux, mais ça m'est juste tombé dessus à une heure tardive, et ça m'a étourdi : Andrew Bird, seul avec son violon dans un studio sombre, celui de Nigel Godrich, 'From The Basement'. Sublime. Parfait. Bonne nuit.
- SatineYesterday
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On pourrait classer les groupes qui font des des concerts à emporter en trois catégories. Ceux qu'on va chercher, ceux qui viennent nous chercher et ceux qui nous tombent dessus, un peu miraculeusement. Satine fera partie de cette dernière tant ma rencontre avec eux est le fruit d'un heureux hasard, une succession de coups de bol qui nous donne l'impression d'être impuissant. Au fil des coïncidences, j'avais fini un dimanche soir dans leur studio de répétition du 18e, une caméra à la main. Un peu de musique, une vidéo filmée dans leur studio et peu à peu se dessine, de leur côté comme du mien, l'envie de tenter un concert à emporter, qui prend forme alors que s'ouvre l'opportunité de filmer dans un lieu différent.
Un toit. Le toit en zinc d'un bâtiment en plein centre de Paris, une banque "occupée" par Jeudi Noir depuis quelques mois, que l'association nous a ouvert. Il ne fut pas facile d'y accéder : trimballer les instruments jusque là-haut, les faire passer par la fenêtre de la cuisine, vaincre le vertige de certains. Pourtant, je n'ai vu que des sourires de gosses sur les visages des Satine une fois perchés si haut. Après les quelques minutes nécessaires pour s'habituer à la pente du zinc et au fort vent, la musique a vite repris ses droits.
- les marcheurs au paradisYesterday
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Le 24 octobre dernier, les Walkmen étaient au Paradisio à Amsterdam (une salle de concert installée dans une vieille église désaffectée pour ceux qui ne connaissent pas). Le concert est visible dans son intégralité sur Fabchannel.
